L’affaire Azalay: Dépouiller le Dr. Labbas SBAI de ses biens et ses droits

Témoignage d’Ali Sbai, frère du Dr. Labbas SBAI: octobre 2016

Je tiens à donner mon témoignage suite à l’affaire entre mes deux frères Labbas SBAI et Mohamed SBAI, instruite actuellement au Tribunal de Zagora. Ce témoignage repose sur les faits précis suivants :

  1. Au mois de mai 2005, quelques semaines après la disparition de mon père le 13 février, on s’est réuni à l’hôtel Iriqui avec mes frères, Labbas et SBAI et Mohamed SBAI, pour discuter de la situation familiale dans un esprit de recueillement et de sérénité.
  2. Mohamed SBAI nous a exposé le problème d’Azalai et le contentieux qu’il avait avec les espagnols, gérants de l’hôtel Azalai, affirmant les points suivants :
    • : Ses partenaires espagnols vont l’attaquer au tribunal commercial pour violation de contrat de la société Azalai et le propriétaire du terrain
    • : Qu’il souhaite qu’on le soutienne dans cette bataille juridique en se basant sur l’acte notarial du partage du terrain (50-50) entre lui et son frère Labbas SBAI. Je confirme que mes frères m’ont présenté cet acte authentique écrit en arabe et signé par deux Adouls à Tagounite (voir l’acte présenté par l’avocat de Labbas SBAI).
    • Pour donner suite à la volonté de défendre ce bien familial, Mohamed SBAI a signé une procuration à son frère Labbas SBAI conférant à ce dernier l’exclusivité de le représenter administrativement et juridiquement dans cette affaire. Cette procuration a été signée et légalisée à la commune de M’hamid et confirme l’acte notarial dans le point 2.2.
    • : Suite à ça, Mohamed SBAI est venu me voir au courant du mois de juillet, en Suisse, voulant à tout prix coordonner la défense avec son frère et qui était absent de la Suisse durant cette période. Il m’a prié de lui transmettre un chèque de 200’000 DHS pour mener à bien la bataille juridique contre les Espagnols. Soupçonnant qu’il y avait un double jeu de Mohamed SBAI (un avec les Espagnols et un avec son frère), je lui ai dit, je garde ce chèque jusqu’à que tu clarifie les choses avec ton frère et que vous coordonnez la bataille ensemble, car c’est votre terrain et les espagnols doivent se plier à un contrat de location agréé par les deux propriétaires (Labbas et Mahomed SBAI).
    • Quelques semaines plus tard, l’été 2005, Mohamed SBAI m’appelle de l’Espagne me disant qu’il faut suspendre tout en attendant. Sa voix trahissait une certaine nervosité. Il est venu me voir quelques jours plus tard me demandant de lui rendre le chèque. Bizarre !
    • Voulant préserver la famille, je lui ai rendu le chèque et je l’ai prié de trouver une solution avec son frère en insistant sur le fait que les espagnols vont exploiter ce bien, s’enrichir et partir, mais vous : vous êtes condamnés à rester et défendre vos biens et votre région !
    • La suite m’a donné, hélas, raison. En effet, les Espagnols ont proposé un arrangement à Mohamed SBAI au détriment de son frère Labbas SBAI, en lui offrant une somme d’argent importante à une condition que son frère soit éliminé de l’équation. Tout simplement. C’est ça le fond de cette affaire.
    • Pour arriver à leurs fins, les Espagnols ont utilisé les services et la complicité du Procureur de Zagora, Abdel Aziz Lazhari, du Caïd de M’hamid Ali Bouksim et du Gouverneur de Zagora Ali Biognache, avec une mission : neutraliser le Dr. Labbas SBAI.
    • Pour plus d’efficacité, le Procureur Lazhari a arrêté Labbas SBAI le 3 février 2006, pour outrage à magistrats ! La neutralisation a commencé et continue encore.
    • Une fois son frère absent, naviguant entre prison et liberté conditionnelle pour avoir dénoncé la complicité de hauts responsables impliqués dans différents trafics et mauvaise gestion, Mohamed SBAI a finalisé l’accord avec les Espagnols sur de faux documents, en écartant le document valable signé avec son frère et validé par un acte notarial signé par deux Adouls (2.2) et ignorant la procuration (2.3)
    • Janvier 2016, Labbas SBAI qui vient de sortir la tête de l’eau reprend le combat en confiant son dossier à Maître Jabbour, Avocat du Barreau de Marrakech. Une plainte a été déposée auprès du Tribunal de première instance à Zagora
    • La corruption a apparement fait son effet, Mohamed et son avocat ont obtenu un aquittement dans le volet pénal. Le volet civil suit son cours

 

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